Res-Publica, un projet pédagogique pour la culture et la citoyenneté

marianne res-publica

Un projet citoyen

Un ensemble de manifestations qui traite de l’action des instituteurs dans l’histoire de la République et de la Laïcité. Cette animation s’appuie sur la sortie du livre de Dominic Rousseau, Les maîtres du Monde

Res-Publica : Les maîtres du Monde

Dominic Rousseau, à travers la vie des instituteurs entre 1815 et 2015, s’attache à restituer tout au long de son récit la place centrale qu’ils ont occupée dans la construction de la République, de la Citoyenneté et de la Laïcité.

C’est un ouvrage vivant fait de témoignages, de vie romancées mais réelles où sont exprimés les satisfactions, les difficultés et les tourments rencontrés par les instituteurs tout au long de ces deux siècles.

Le Projet Res-Publica a retenu l’attention de “Bordeaux Egalité” à l’automne 2016. Autour du livre vous sont proposées une exposition, des projections de courts métrages de Paul Carpita et une conférence théâtralisée.

Res-Publica Les maitres du monde Dominic Rousseau

Les actions Res-Publica

1. Les conférences

Dominic Rousseau présente deux conférences théâtralisées :

Première conférence : Les instituteurs et la République

Une histoire générale de l’action menée par les instituteurs dans la longue et difficile construction de la République française de 1848 à nos jours. Cette intervention s’attarde sur les difficultés rencontrées et sur la place centrale de leur mission dans l’affirmation de la laïcité à l’école. Des extraits de quelques témoignages du livre sont lus.

Deuxième conférence : Des instituteurs en lutte dans l’école publique de France (1848 – 1950)

Une histoire des instituteurs qui ont dû soit mener le combat contre un régime autoritaire (exemple après l’échec de la Révolution de 1848 ou sous le régime de Vichy), soit pour affirmer leurs revendications dans la République (amélioration des conditions de vie et de travail, émancipation par rapport au pouvoir politique local…). Evocation de l’apparition des amicales et de la naissance des premiers syndicats. Des extraits de quelques témoignages du livre sont lus.

A la fin de chaque conférence, Dominic Rousseau signe son livre qui est mis en vente.

2. L’exposition

L’exposition Une histoire de la laïcité à l’école est disponible pour tout organisme qui nous en fait la demande. Un membre de l’association peut accompagner les groupes scolaires pour commenter les panneaux de l’exposition.

3. Projection de courts-métrages réalisés par l’instituteur et cinéaste Paul Carpita

La projection de La récréation, n’est pas inutile dans ce projet Res-Publica, c’est à la fois un témoignage et un hommage à ce grand cinéaste. 
Ce court métrage immense, traite à la fois de la vie intense d’une cour d’école, de l’injustice, de la violence sur lesquelles naissent parfois des amitiés fortes. Il traite aussi de l’absence, du temps qui passe de la guerre en Algérie où est mort son ami d’enfance. La France envoyait ses fils combattre d’autres hommes et les revoyait revenir morts, dans des cercueils déchargés sur le port de Marseille, déchirure constante du deuil pour Paul Carpita, celui d’avoir vu son film le Rendez-vous des Quais détruit par la censure un an plus tôt.

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Dominic Rousseau res publica

… sur la voie de l’écriture

En juillet 2015, Dominic Rousseau a cessé sa fonction d’instituteur pour se consacrer entièrement à ses activités d’écrivain. Il a publié des livres d’histoire en 2008 et 2013, dont une biographie de Jacques Roux, chef de file des Enragés à Paris pendant la Révolution française, intitulée « Le Curé Rouge ».

Actuellement, Dominic Rousseau partage sa vie entre la France et le Maroc. Il a publié en 2015 à Tanger un livre qui porte sur sa rencontre en 1995 avec le grand écrivain américain Paul Bowles. Il prépare l’édition d’un ouvrage consacré à la présence des hippies au Maroc au début des années 70, et il rédige en ce moment un livre d’entretiens qui porte sur le passé artistique et littéraire de Tanger.

Les maîtres du monde

Le livre Les maîtres du monde est un essai historique qui traite de la fonction des instituteurs et des institutrices dans les écoles de France à travers différents régimes politiques. Il traite en particulier de la mission qui fut la leur depuis presque deux siècles et l’est encore aujourd’hui. Ce livre parle de leurs convictions et de leurs doutes, d’idéaux et de renoncements. Il parle de l’oeuvre qu’on leur a demandé d’accomplir, principalement à partir des lois Jules Ferry : construire une nation instruite, éduquée et libre, et façonner un destin collectif dans l’élaboration de la République. Il parle de leurs satisfactions et de leurs tourments.

Ce livre est un essai et il est aussi un roman, le « roman national » de ces hommes et de ces femmes qui ont donné un visage à notre école. Il raconte des histoires à travers des témoignages qui sont nés sous la plume de l’auteur dans une trame romanesque, s’appuyant sur des faits réels.

Le livre se divise en quatre parties :

  • première époque : Les temps précurseurs (1792 – 1880)
  • deuxième époque : Les temps héroïques (1880 – 1913)
  • troisième époque : Les temps accomplis (1913 – 1965)
  • quatrième époque : Les temps réformés (1965 – 2015)

Le livre comporte trente-trois témoignages, s’échelonnant de 1825 à nos jours.

Une histoire de la laïcité à l’école

L’exposition, comme son nom l’indique, présente en dix panneaux une histoire sommaire de la laïcité telle qu’elle s’est construite et affirmée peu à peu dans les écoles françaises. Elle traverse les grands courants de l’Histoire.

L’exposition montre comment l’idée de laïcité était présente dans les textes de loi qui avaient été élaborés au cours de la Révolution française, de la Révolution de 1848, de la Commune de Paris en 1871 et après l’avènement de la Troisième République. Les lois Jules Ferry en 1882 et celle de la Séparation des Eglises et de l’Etat en 1905 ont porté haut cette volonté d’instituer la laïcité à l’école et dans la vie publique française.

L’exposition indique de quelle manière l’idée de laïcité a été piétinée dans les écoles sous le régime de Vichy, avant de se raffermir après la guerre. Les derniers panneaux exposent les événements qui furent un frein à l’affirmation de la laïcité en France (les facilités offertes par la loi Debré de 1959 sur l’ouverture des écoles privées, les grandes manifestations contre la loi Savary de 1984 puis, à partir de 1989, les problèmes posés par le port ostentatoire de signes religieux à l’école, en particulier le voile islamique).