skip to Main Content

Bertrand Tavernier, la mort d’un géant du 7è art 

Après Jean Pierre Bacri il y a quelque semaine, c’est au tour d’un autre ami de disparaître ; j’emploie ce terme ami pour les deux car en dehors de leur prestations cinématographiques, ils étaient dans la vie du quotidien nos grands frères et pour Tavernier, le catalyseur de nombre de nos engagements militants et une mémoire vive du cinéma de qualité. Bertrand Tavernier, la mort d’un géant du 7è art, vraiment.

Un an de fermeture de nos chères salles obscures, et de notre cher Utopia, ses films débats, ses rencontres comme “la classe ouvrière, c’est pas du cinéma“, le cinéma français avec leur disparition a perdu de la consistance, sa clientèle d’habitués, laissant la place aux plateformes de séries développant une consommation d’images, canalisées et individualisées. A l’image de cette cérémonie des Césars un peu surréaliste et inutile. Il faut remercier Corinne Masiero de l’avoir mise à nu. Elle ne fut pas la seule, mais la fête des producteurs et distributeurs, a ainsi révélé la vrai nature de “l’industrie” cinématographique qui, à l’mage du système, utilise, broie et dégage ses propres acteurs, intermittents, débutants.  Le clinquant remplaçant l’engagement.

Le cinéma populaire, celui aux images spectaculaires, celui qui nous distrait, nous fait réfléchir, nous révèle, nous réunit, nous fait rêver, nous nourrit et rend l’humanité à la fois, si lointaine, si proche, ce cinéma, celui des luttes et des sentiments, semble devant ce tsunami d’interdits culturels, si fragile. S’en remettra t’il ?

Rencontres à l’Utopia

Bertrand Tavernier en 2012 à l’Utopia

Combien nous manque ces lieux de magie, nos salles obscures comme notre cher Utopia à Bordeaux.

Dans le cadre des Rencontres d’Espaces Marx, la classe ouvrière, c’est pas du cinéma, nous avions rencontré Bertrand Tavernier en 2012 et eut le privilège de deviser, ou plutôt de l’écouter nous parler de cinéma, d’actualité, de politique, d’images, sur un fond de l’air rouge et toujours plein d’humour.

“Et on l’avait reçu une troisième fois en février 2012, pendant les Rencontres « La Classe ouvrière, c’est pas du cinéma » qui avaient programmé deux de ses documentaires : LA GUERRE SANS NOM (1991) sur la guerre d’Algérie, et HISTOIRES DE VIES BRISÉES : LES DOUBLE-PEINE DE LYON”

Voir l’article complet de nos amis de l’Utopia tiré de la Gazette ici ; http://www.cinemas-utopia.org/bordeaux/

Et vive la Commune nom de Dieu ! Honneur à nos frères !

NOTEZ NOS PROCHAINS RENDEZ VOUS les 11 et 12 juin Rencontres/colloque les Révoltes Populaires en Aquitaine 

 

Une chanson de Jean René Caussimon

Bertrand Tavernier  une œuvre

Bertrand Tavernier, né le 25 avril 1941 à Lyon est tout à la fois un réalisateurscénaristeproducteur et écrivain français, également président de l’Institut Lumière. Fils de l’écrivain et résistant lyonnais René Tavernier, il fut d’abord assistant-réalisateur, attaché de presse (notamment pour Stanley Kubrick) et critique avant de passer à la mise en scène avec L’Horloger de Saint-Paul, son premier succès critique, à la base d’une longue collaboration avec l’acteur Philippe Noiret (Que la fête commenceLe Juge et l’AssassinCoup de torchonLa Vie et rien d’autreLa Fille de d’Artagnan).

Éclectique, il a abordé plusieurs genres cinématographiques, de la comédie dramatique (Un dimanche à la campagneDaddy Nostalgie) au film de guerre (Capitaine Conan) en passant par le film historique (Laissez-passerLa Princesse de Montpensier) ou le polar (L.627L’Appât). Plusieurs de ses films ont été récompensés, en France et à l’étranger (dont Autour de minuit qui remporta un Oscar et fut nommé aux Golden Globes). (Wikipédia)

Séries d'articles : Cinéma
  • 1.Bertrand Tavernier, la mort d’un géant du 7è art

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Back To Top
Rechercher