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Flora Tristan au Pérou : le colonel Bernardo Escudero

Qui était ce brillant colonel qui emporta le cœur mais pas la raison de Flora Tristan ? Un nouvel article pour connaître ce que fut le séjour de Flora Tristan au Pérou. 

Bernardo F. Escudero y Reguera est né (?) et mort à Gijón en Espagne. Étudiant à l’Université d’Oviedo, il rejoint l’action politique libérale du Général Rafael Riego (1784 – 1823).  Riego antiroyaliste donna son nom au célèbre hymne du xixé siècle, connu comme Himno de Riego, adopté par les libéraux pendant la monarchie constitutionnelle, et plus tard, par les républicains espagnols. Il fut pendu à Madrid en 1823.

Escudéro prend de la distance et rejoint la vice-royauté du Pérou, ou il poursuit une carrière militaire, participant avec le grade de capitaine à la bataille Ayacucho.

Préparatifs de la Bataille d’Ayacucho

Il se distingue à la bataille d’Ayacucho qui est le dernier affrontement des grandes campagnes terrestres des guerres d’indépendances en Amérique du Sud (1809-1826) commencées avec la  Révolution de Chuquisaca en 1809 dans le Haut-Pérou et culminant avec l’occupation des forteresses de Callao en 1826. La bataille se déroule dans la pampa du quinoa dans le département d’AyacuchoPérou, le 9 décembre 1824. La victoire des indépendantistes, dirigés par Antonio José de Sucre, sur les loyalistes du vice-roi du Pérou José de la Serna scelle de fait l’indépendance du Pérou avec la capitulation militaire de l’armée royaliste. 

Rencontre avec Flora Tristan 

Le Maréchal Augustin Gamarra

Sous la protection du futur Maréchal Agustín Gamarra, il devient colonel en 1829 et surtout l’homme de confiance du futur Président de la République (1829-1833) et de son épouse Francisca Zubiaga, (1803–1835), connue sous le nom de « La Mariscala » (la maréchale).

Leur rencontre, leur coup de foudre (?), date de l’occupation par les troupes gamaristes sous la direction du fameux colonel de la ville d’Arequipa devenu un enjeu des luttes de pouvoir entre libéraux et conservateurs pour la conquête du pouvoir à Lima.

Pour en revenir au colonel Le colonel Bernardo Escudero faisait partie des troupes gamaristes qui, occupèrent fin janvier 1834 et ce pendant le séjour de Flora la ville d’ Arequipa

Conquête militaire, conquête amoureuse, du beau colonel. Une tentation pour celle « en révolte contre un ordre des choses, dont [elle était] si cruellement la victime », un ordre des choses « qui sanctionne la servitude du sexe faible », elle « s’interdit d’épouser le colonel Bernardo F. Escudero y Reguera quelle admirait et dont elle était amoureuse. ».« Ce fut -écrit-elle- la tentation la plus forte que j’aie éprouvée de ma vie ». Cette tentation étant repoussée par le désir d’« entrer dans la lutte sociale ».

C’est le colonel qui lui servira d’escorte, de garde du corps pour son voyage à Lima en avril. Pendant son séjour à Lima, nul doute qu’il ne se retrouve et Flora est présente à l’embarquement marquant l’exil de la Mariscala au port de Callao.

Francisca Gamarra et …. le Maréchal

 Francisca Zubiaga de Camara, succombera quelques mois plus tard au Chili, victime de la tuberculose. Elle ne fut nullement regrettée par les Péruviens qui se rappelaient ses sinistres excès.

Une femme extraordinaire, à laquelle Flora témoigna son admiration, car il se disait d’elle président du Pérou, dont la figure pâlissait devant le caractère insoumis de sa femme, était dominé par sa femme qui gouvernait le pays d’une main de fer, conduisait les troupes sur les champs de bataille et punissait elle même les officiers qui lui déplaisaient.

« L’impression que m’avait laissée ma conversation avec la señora Camara m’agitait tellement que je n’ai pu dormir de la nuit », dira d’elle après leur rencontre Flora Tristan.

Peut être que ces insomnies avaient d’autres causes. La señora de Camara était accompagnée par son secrétaire dans ce voyage, le beau colonel Bernardo Escudero …..

Il accompagna Francisca Zubiaga de Camara dans son exil au Chili, où il l’aida, jusqu’à sa mort en 1835.

Dans son testament, le maréchal Gamarra légua les bijoux qu’elle avait apportés avec elle, en signe de gratitude. Escudero abandonna le métier militaire, malgré les sollicitations des différentes factions péruviennes rejetant les propositions de Domingo Nieto et du président bolivien Andrés de Santa Cruz de rejoindre leurs armées respectives, Bernardo Escudero retourna en Espagne

Le retour en Espagne

Il y acquit une grande notoriété pour ses articles sur les questions économiques dans le journal El Porvenir Asturiano. Entre 1859 et 1863, il fut maire de sa ville natale, Gijón dans les Asturies où il mena une vie d’écrivain en plus de journaliste, consacrée à la publication d’articles sur les « Documents pour l’histoire de la guerre séparatiste au Pérou.

Visiblement oublié dans sa ville natale. 

 

Séries d'articles : Flora Tristan au Pérou

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