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PourQuoiPas … une lecture Tamango. Un rendez vous de lecture mensuel autour d’un livre, nouvelle, roman, étude d’un écrivain.ne contemporain ou plus classique traitant de la question coloniale. On y retrouvera des auteurs connus pas forcément comme abolitioniste ou condamnant le colonialisme.

Cette nouvelle rubrique de notre association est rendue possible grâce à la radio la clé des ondes 90.10 et les animateurs de l’émission du Guide du Bordeaux colonial, plus particulièrement Martine et Bertrand nos lecteurs.

Nous proposons une version vidéo (environ 5 mn) pour la présentation de l’auteur et ou radio pour les extraits de l’ouvrage durant une quinzaine de minutes.

Version vidéo c’est ici https://youtu.be/myOShAdf5fs

Prosper MERIMEE (1803-1870) autour de Tamango

Prosper Mérimée

Ecrivain français du début du 19 e siècle, mais également historien, archéologue, il est issu d’une famille bourgeoise cultivée de province, ses parents sont artistes, lui-même est un pianiste réputé.
Comme tous les bourgeois, il poursuit des études de Droit, de Philo et de Langues, il sera en particulier traducteur de l’anglais puis du russe. Parallèlement à sa carrière d’écrivain, il poursuivra une carrière administrative, et deviendra grand Commis de l’Etat.
En 1834 il sera Inspecteur des Monuments historiques et entretiendra des liens privilégiés avec l’architecte Viollet-le-Duc. Il sera proche également de la future impératrice Eugénie dès 1830 puis du couple impérial en 1853, année où il sera nommé sénateur.
Il sera élu à l’Académie française en 1844.
Mérimée aurait pu être un bourgeois conservateur mais n’en a pas appliqué les codes : il est anticlérical, opposé à la notion de famille, il ne s’est jamais marié, n’aura pas d’enfant, et se situe du côté des abolitionnistes.

Tamango

C’est dans ce contexte qu’il écrit la nouvelle « Tamango » en 1829 : rappelons que l’esclavage a été aboli officiellement en 1794 par la Révolution, rétabli par Napoléon en 1802. Louis XVIII en 1818
interdit la traite mais elle se poursuivra malgré tout, à Bordeaux par exemple, jusqu’en 1826. En 1827 puis 1831, des lois renouvellent cette abolition. L’esclavage donc la traite ne sera aboli qu’en 1848, 20 ans après la publication de « Tamango ». 

Mérimée s’appuie sur les écrits abolitionnistes de l’époque de Thomas Clarkson, l’Abbé Raynal, l’Abbé Prévost.
Dans cette nouvelle, Mérimée, tout en utilisant les clichés racistes caractéristiques de l’époque, décrit avec minutie et réalisme les différentes étapes du trafic de la traite : la construction du bateau, les équipements intérieurs destinés au transport des esclaves, les négociations avec les
marchands d’esclaves sur la côte africaine, le voyage, la mutinerie ….
Récit court, froid, très descriptif et sans jugement, dont la lecture, disait-on valait mieux que 20 plaidoyers contre l’esclavage.

Résumé de la nouvelle Tamango

Le capitaine Ledoux, commandant et constructeur du bateau négrier « L’Espérance  » se rend à Joale, port sénégalais et négocie avec Tamango, chef guerrier, l’achat d’esclaves. Ivre, celui-ci lui donne sa femme Ayché. Au matin, il regrette, rejoint « L’Espérance »où Ledoux le fait prisonnier. Tamango provoque une mutinerie dans laquelle tous les matelots et esclavagistes sont tués….Cependant ne connaissant aucune technique de navigation, les insurgés meurent peu à peu tandis que seul Tamango est recueilli par un navire anglais et déposé libre en Jamaïque. Il devient militaire dans l’armée britannique puis meurt d’alcoolisme.

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