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Reprise ? Un guide du Bordeaux colonial, PourQuoiPas ? On nous parle de reprise ou de déconfinement mais avant tout, nous vous espérons en pleine santé après ces deux mois passés pour certains plus ou moins bien confortablement.

Un grand salut à ceux et celles, professionnels ou bénévoles qui ont continué leurs missions au cours de cette période inédite.

PourQuoiPas à l’image de toutes les associations s’est mis en quarantaine et remisée ses projets culturels face à l’urgence. 

Nous vous avons proposé un atelier d’écriture sans grand succès d’ailleurs, merci à Jean Pierre (l’autre), Josiane et Sandra pour leurs textes, ou un atelier de généalogie, qui restent d’actualité ….

Un Guide du Bordeaux colonial

Enfin la grande nouvelle c’est la sortie du Guide du Bordeaux colonial pour début juin. Un prix de vente fixé à 10 €, illustré par un dessin de Jacques Tardi et des clichés illustrant l’histoire coloniales de nos rues à Bordeaux et Métropole. Merci à André, Isabelle, Jean François, Delphine, Bernard Mireille et quelques autres pour leur investissement de professionnels, militants et bénévoles.

Car malgré le confinement, inexorablement, méticuleusement, avec le même enthousiasme, les rédacteurs et rédactrices, bref toute l’équipe du Guide du Bordeaux colonial a travaillé à la sortie du livre. Qu’ils en soient remerciés et si nous avions prévu une sortie fin mai, il faudra attendre quelques journées de plus pour le voir arriver entre vos mains.

Guide du Bordeaux colonial Bordeaux et Métropole
Suivez le guide

250 pages relatant l’histoire de la ville à travers les noms des rues, voies et autres lieux choisis pour “honorer” ceux qui ont contribué à la construction de la France coloniale. Une idée pour de nouvelles déambulations en ville.

Une histoire encore vivante, cachée, refoulée par l’histoire officielle. Mais le guide n’oublie pas non plus les quelques anticolonialistes et personnalités qui ont quand même eut une place souvent modeste dans notre ville et en Métropole.

Passez déjà vos commandes et réservations en nous écrivant sur le guidedubordeauxcolonial@gmail.com. Pour les associations partenaires nous contacter à la même adresse

De nombreuses initiatives seront prises (auprès de nos amis libraires, dans les salons littéraires, lieux culturels au cours des prochaines semaines…. Plus d’infos ici

Le guide du Bx colonial sur la clé des Ondes 90.10

Et puis on se retrouve bientôt sur la clé des Ondes. Rdv tous les mercredis de 14 à 15 h sur 90.10 ou sur le site en différé.

C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches Victor Hugo
logo PqP

Avant de reprendre notre “normalité” du quotidien, cette période inédite ouvre la voix à des interrogations anachroniques.  Je vous invite à lire ce texte résumant à mon goût cette situation ou le combat des Lumières reste plus que jamais à l’ordre du jour. Dans cette période où la pénombre s’élargie, le virus terrifiant plonge dans le désarroi et la fragilité nos sociétés dans lequel s’engouffrent ceux, irresponsables serviteurs d’un système qui favorise ces catastrophes, se révélant incapables de protéger sanitairement leurs populations, n’utilisant que la répression, la menace, le chantage, la contrainte car leur fonction unique est de perpétuer ce Monde d’avant pour le reproduire en pire Après.. Nous voilà prévenu. Pas de demi mesure.  A bientôt JPL.

Et toujours Anna Arendt

Edouard Philippe, Premier ministre, a annoncé samedi qu’il existe un “risque sérieux” d’une “seconde vague”, potentiellement plus meurtrière que la première :
Le risque d’une seconde vague, qui viendrait frapper un tissu hospitalier fragilisé, qui imposerait un re-confinement, qui ruinerait les efforts et les sacrifices consentis […], est un risque sérieux”, a-t-il déclaré lors de la présentation du plan de déconfinement à partir du 11 mai. [1]
Au même moment, le Pr Didier Raoult, spécialiste en épidémies, disait exactement le contraire : “La deuxième vague, c’est de la science-fiction”. [2]
Lorsque, en tant que citoyen “de base”, vous vous faites ainsi ballotter par des informations contradictoires, sans aucun moyen de savoir qui dit vrai, c’est le signe que vous êtes en danger, selon la philosophe Hannah Arendt, rescapée du nazisme et spécialiste des systèmes totalitaires.
Comment la vérité est sacrifiée ?
Selon Hannah Arendt, les régimes totalitaires prennent un pouvoir “total” sur les individus en les arrosant d’informations contradictoires, jusqu’à ce qu’ils n’aient plus aucun moyen de savoir où se trouve la vérité.
Sous Hitler, sous Staline, explique-t-elle, le citoyen ne savait jamais à quelle sauce il allait être mangé. La propagande gouvernementale ne consistait pas à simplement mentir aux citoyens, en leur racontant d’énormes “bobards”, qui auraient pu facilement être dénoncés.
Non, c’était beaucoup plus subtil et efficace que cela.
Pour empêcher véritablement tout débat, pour obtenir des citoyens qu’ils se découragent totalement, qu’ils cessent d’essayer de comprendre, de penser, et qu’ils perdent donc tout moyen d’agir et de résister, les médias d’Etat les plaçaient sous un déluge continu d’informations contradictoires, mêlant le vrai et le faux jusqu’à ce que plus aucune personne ne puisse savoir de bonne foi ce qu’il fallait penser :
“Nous gagnons la guerre !”,
• “Nous perdons la guerre !”
• “Les rations vont être augmentées !”
• “Les rations vont être diminuées !”
• “L’économie est en croissance !”
• “Il va falloir travailler plus !”
• “Vous pouvez sortir sans autorisation !”
• “Les contrôles vont être renforcés !”

Pour ajouter à la confusion, les Autorités ne parlaient plus d’une seule voix, mais au contraire via une foule de porte-paroles, dont il était impossible de savoir lequel portait la “véritable” parole de l’Etat.
C’est exactement ce que nous vivons aujourd’hui, et c’est pourquoi une telle tension s’installe dans les esprits.
C’est normal.


Ce n’est pas de votre faute si vous ne comprenez rien, si vous êtes ballotté entre des amis, des voisins, des journalistes, des blogueurs ou encore des “youtubeurs” qui, chacun ont leur opinion qui paraît valable, tout en étant incompatibles les unes avec les autres.
C’est le résultat logique de la communication gouvernementale qui introduit confusion et contradictions partout.
Car, si vous êtes de bonne foi, cela fait déjà plusieurs semaines, que vous n’avez plus aucun moyen de savoir ce qu’il faut raisonnablement penser de la situation.
Depuis plusieurs semaines, il n’y a plus aucun moyen de savoir ce qu’il faut “raisonnablement” penser de la situation
Lorsque le Président Macron annonce le déconfinement à partir du 11 mai, il est aussitôt suivi d’une déclaration de son Premier ministre qui explique que le déconfinement ne touchera que certaines personnes, dans certaines zones.
Au même moment, le Pr Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique Covid-19, et donc principal conseiller de l’Elysée, affirme que les personnes âgées resteront confinées jusqu’à la fin de l’année, ce qui est rapidement démenti par le Ministre de l’Intérieur Castaner.
La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye explique alors que, bien que le déconfinement commence le 11 mai, mieux vaut prévoir ne pas partir en vacances en août, ce qui est contradictoire. Aussitôt, une virologue experte (Anne Goffard) annonce sur France-Inter que plusieurs études de modélisation dans différents pays concluent à “une deuxième vague épidémique très probable au plus tôt fin août”, à moins que ce ne soit ”en octobre ou en novembre”. [3]
On comprend donc que le déconfinement n’est que partiel et sera probablement suivi d’un reconfinement, mais alors on ne comprend pas pourquoi on déconfine si c’est pour préparer une seconde catastrophe. Pourtant, la confusion ne fait que commencer.
Car, de son côté, le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer est en train d’annoncer la réouverture de “toutes les écoles dans toutes les zones”, en précisant aussitôt que les enfants sont probablement de gros vecteurs du virus et qu’il faudra sans doute laisser fermés les collèges, les lycées et l’enseignement supérieur. La ministre du travail Muriel Pénicaud estime alors sur France-Info “raisonnable de dire” qu’un télétravail massif aura lieu au moins jusqu’à l’été”, ce qui achève de rendre caduque l’annonce d’un déconfinement le 11 mai.
Je passe sur la publication d’une carte des départements rouges, oranges et verts dont on nous explique qu’ils pourront servir, ou non, à définir des dates différentes d’ouverture des différents secteurs de l’économie ; sur les annonces contradictoires des bienfaits du confinement, des masques, des tests de dépistage ; sur l’affaire de la chloroquine atteignant le summum de la foire d’empoigne, avec des experts tout aussi incontestables les uns que les autres qui se prononcent en faveur ou en opposition totale au traitement ; sur le fait que les enfants et les jeunes sont successivement présentés comme potentiellement victimes de la maladie ou au contraire parfaitement protégés.
Si, à la fin de ce message, vous avez mal à la tête, et envie de sortir vous promener pour penser à autre chose, dites-vous que c’est exactement l’effet recherché par les Autorités des pays totalitaires lorsqu’ils assomment leurs citoyens sous un déluge d’informations, contre-informations, ré-informations : obtenir que les réseaux de résistance se divisent. Que les citoyens se découragent. Que la critique devienne impossible. Que l’action, la réaction, la révolte, perdent leur sens.
Comme il n’y a plus de vérité, il n’y a plus de réalité. Vous avez l’impression de vous battre contre des moulins qui tournent dans tous les sens. Vous comprenez que lire, parler, réfléchir, n’a plus aucun sens car on peut penser tout et son contraire, selon les sources que l’on choisit, et qui évoluent elles-mêmes en permanence.
C’était la triste situation de nombreux pays au XXème siècle, dont on espérait pourtant ne pas reproduire les erreurs au XXIème :
“Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n’est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut pas se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d’agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et, avec un tel peuple, vous pouvez faire ce que vous voulez”, disait Hannah Arendt.
A méditer.

Hannah Arendt

Tout à fait ça …

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