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Prochaine réunion le mardi 5 février à 18 h à l’Athénée Municipal

Compte rendu de la Réunion Aux arbres, citoyens ! 

17 déc. 2018, à l’Athénée (18h-20h)  : 13 personnes – Excusé.e.s : 5

L’ordre du jour était le suivant :

  • de mobilisation 
  • en lien avec les politiques 
  • en lien avec les médias 

Le point sur les actions

Les bases concrètes du futur collectif Aux arbres, citoyens !

I – Retour sur une année de lutte

Sorte de catharsis d’une année de lutte, une partie importante des échanges a permis de faire un retour sur les actions les plus emblématiques, d’en évaluer les forces et les faiblesses, de mesurer l’expérience acquise, et la manière de réagir.

Ont été abordés notamment les points suivants :

La grande variété des actions de mobilisation : pétition, adoption des arbres, 3 marches, pique-nique, concert, chaîne humaine, chanson des marronniers, bruit sur la place, nuit des « barons perchés », interpellations publiques, veillée funèbre.

La multiplicité et la qualité des talents qui se sont associés à la cause des arbres (dessin, musique, caricature, vidéo, etc.).

Les modalités du combat durant un an : respect d’une forme de « code de bonne conduite » regardé, pour certains, comme inefficace ; pour d’autres, faiblement négociable.

La façon de contrer le maire dorénavant :

  • La propagande de la mairie autour du chantier est un problème ;
  • Continuer à interpeller publiquement le maire : le faire à plusieurs (3 personnes minimum) ;
  • Poser la question du coût : folie des grandeurs. Coût de l’abattage/déplacement de la voirie évalué à 2 000 000 Euros.

L’opinion publique : est-elle acquise à la cause des arbres urbains ?

  • Ici, la couverture médiatique considérable semble assez claire (plusieurs dizaines d’articles, dont un dans Le Canard enchaîné, une reprise sur France 2 (Télématin) ;
  • Toutefois, son effet est peut-être dilué : y a-t-il une réelle prise de conscience des vertus écosystémiques des arbres au sein de l’opinion publique – surtout au regard de l’offensive de propagande de la mairie ? des autres urgences ? de l’agenda des fêtes, etc. ?

L’enquête publique (qq. dizaines d’avis, les 2/3 contre l’abattage) : pose la question des conditions de l’exercice démocratique dans la ville de Bordeaux (problème récurrent).

II – Le collectif Aux arbres citoyens !

La question des objectifs du futur collectif est posée :

  • Collectif en faveur des arbres urbains ?
  • Collectif en faveur des arbres et d’une écologie urbaine respectueuse de la démocratie ?

Cet élargissement du périmètre de l’action semble emporter l’adhésion, en tant qu’il est perçu comme davantage fédérateur.

On entend y opposer : démocratie locale versus urbanisme autoritaire.

L’avenir du collectif : lobby citoyen, trans-partisan et indépendant, doté d’une capacité d’interpellation des pouvoirs publics (à tous les échelons), pensé comme plate forme unitaire à travers laquelle d’autres collectifs pourront se reconnaître, se mettre en lien et solidariser, et où les élus (de quelque bord que ce soit) pourront forger à la fois leur force et leurs arguments.

Dans ce cadre, il apparaît important de se constituer en association pour :

  • La place des arbres urbains ;
  • Plus généralement, l’écologie urbaine ;
  • L’urbanisme démocratique.

L’attention aux arbres urbains, et plus généralement au domaine végétal dans la ville, est emblématique de ce qu’une écologie urbaine responsable peut produire en vue de la réduction des ilots de chaleur urbains et, plus globalement, dans le cadre du droit de tous et toutes à un environnement urbain de qualité.

Dans ce cadre, nous demanderons :

  • La protection, l’entretien et la multiplication des espaces arborés ;
  • La multiplication des espaces enherbés et végétalisés ;
  • La prise en compte des besoins, à la fois matériels et immatériels, des citoyens dans leur grande variété : contre la minéralisation des villes, mais aussi contre les phénomènes de gentrification et de privatisation des espaces publics, nous inscrivons notre démarche dans le cadre global du droit à l’espace public pour tous et toutes, et tout particulièrement, pour les plus vulnérables parmi nos concitoyens : les femmes, les enfants, les séniors, les personnes précaires et, plus généralement, toutes les personnes discriminées.

Sur le plan de la législation autour des arbres, il nous paraît important de :

  • Renforcer le cadre juridique de protection des arbres : entériner dans les textes la sacralité des arbres sains, qu’ils soient remarquables ou non ;
  • Demander très officiellement à l’Assemblée nationale une mission d’information sur les dernières affaires de Romainville, Marseille La Plaine, Gien, Châtellaillon, Bordeaux place Gambetta : passer pour cela par les députés des groupes majoritaires, en identifiant ceux d’entre eux qui sont les plus acérés sur la question environnementale (conseil de Loïc Prudhomme) ;
  • Demander à être reçu par la commission Développement durable et aménagement du territoire de l’Assemblée nationale.

Le libellé proposé est donc le suivant :

Aux arbres, citoyens !

Bordeaux

Pour une écologie urbaine respectueuse de la démocratie

La communication de ce futur collectif est évoquée :

  • On aime beaucoup le visuel tramé (feuilles d’arbres), inspiré de La liberté guidant le peuple, de Delacroix : nous vérifions que nous pourrons le retravailler en vue de nos futurs supports de communication (réseaux sociaux, en-tête de lettres, signature, etc.) ;
  • Le lancement devra faire l’objet d’une conférence de presse ou d’un événement (ex. : film-débat à l’Utopia) ;
  • La clôture de la pétition en ligne sera l’occasion de lancer le collectif Aux arbres, citoyens ! auprès des pétitionnaires.

Du point de vue de la gouvernance, on évoque un mécanisme de gouvernance partagée, fondé sur :

  • Un bureau minimaliste (pour le dépôt des statuts de l’asso, obligation 2 personnes) et un comité de pilotage resserré ;
  • Un soft leadership, non autoritaire, non jugeant, respectueux et bienveillant, adossé à une éthique de la sollicitude bien comprise ;
  • Un porte-parolat partagé (i.e non spécifiquement personnalisé) ;
  • une volonté stricte de transparence, notamment relativement à l’utilisation des fonds.

Des groupes de travail devront à court terme se former :

  • Communication
  • Recherche de fonds
  • Actions de mobilisation
  • Expertise juridique (très important : à renforcer du point de vue de la connaissance du code de l’environnement)
  • Mémoire et paysage
  • Partenariats : SEPANSO, ANDA, autres collectifs.

La capacité de la future association ne peut reposer sur la détermination de ses membres historiques ; elle dépendra de la volonté de ses futurs membres à s’engager de manière citoyenne et si possible nombreuse.

La prochaine réunion publique le 5 février 2019 à partir de 18 h à l’Athénée Municipla) sera l’occasion de présenter les statuts de la nouvelle association, les objectifs, les actions et leur calendrier.

Réunion le 5 février 18 h Athénée Municipal

Pour vous inscrire ; https://www.facebook.com/events/482902418904387/ 

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