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L‘hymne du MLF chanté par les artistes de la clown(e) sans nom 

Simone Weil

Simone Veil

à reprendre en chœur

Notre spectacle la clown(e) sans nom rend un hommage musical à travers cette reprise de l’hymne du MLF,  aux femmes pour la Journée du 8 mars 2018 et à l’une d’entre elles Madame Simone Veil qui nous a quitté en 2017.
Elle fut accompagnée, lors de la cérémonie aux Invalides par le chant des Marais repris avec d’autres paroles par les femmes du MLF. Double hommage à celle qui fut la ministre en charge de la loi dépénalisant l’avortement mais aussi une résistante déportée qui a ce titre reposera en Juillet 2018 au Panthéon .

Nous qui sommes sans passé, les femmes

Nous qui n’avons pas d’histoire

Depuis la nuit des temps, les femmes

Nous sommes le continent noir.

Refrain 1 :

Levons-nous femmes esclaves

Et brisons nos entraves

Debout, debout, debout !

Asservies, humiliées, les femmes

Excisées, vendues, violées

Dans toutes les maisons, les femmes

Hors du monde reléguées.

Refrain 2 :

Levons-nous femmes esclaves

Et brisons nos entraves

Debout, debout, debout !

Seules dans notre malheur, les femmes

L’une de l’autre ignorée

Ils nous ont divisées, humains

frères et sœurs séparées,

Refrain 3 :

Levons-nous femmes esclaves

Et brisons nos entraves

Debout, debout, debout !

Reconnaissons notre humanité

Parlons-nous, regardons-nous,

Ensemble, on nous opprime, humains

Ensemble, révoltons nous !

Refrain final :

Levons-nous, Hommes et Femmes

Et jouissons sans entraves

Debout, debout, debout !

L’HISTOIRE D’UNE CHANSON

L’Hymne du MLF, parfois appelé Hymne des femmes, est une chanson créée collectivement en mars 1971 en mémoire et à l’honneur des femmes de la Commune de Paris par des militantes féministes. Elle est devenue un emblème du Mouvement de Libération des Femmes (MLF) et plus généralement des luttes féministes francophones. Les paroles sont interprétées sur l’air du Chant des Marais *.

Son refrain « Levons-nous femmes esclaves Et brisons nos entraves Debout, debout, debout ! » est parfois repris comme slogan au cours de manifestations.

Pour l’écouter avec la Compagnie Jolie Môme (merci)  c’est ici ……. ou là https://youtu.be/2o_BOMFyz-Y?t=24

chant des déportés ou des marais

Partition chant des déportés ou des marais

Le Chant des déportés ou Chant des Marais est l’adaptation en français d’un chant allemand composé en 1933 par des prisonniers du camp de concentration, pour détenus politiques, de Börgermoor, dans le Pays de l’Ems, en Base Saxe est devenu aujourd’hui l’hymne européen d’hommage aux Déportés

Pour écouter le chant des déportés c’est ici ……. ou là https://youtu.be/qfH07h0IRpQ

Loin vers l’infini s’étendent
De grands prés marécageux
  Et là-bas nul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux

Refrain

Oh terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher, piocher.

Dans ce camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d’un grand désert.

Bruit des pas et bruit des armes
Sentinelles jours et nuits
Et du sang, et des cris, des larmes
La mort pour celui qui fuit.

Mais un jour dans notre vie
Le printemps refleurira.
Liberté, liberté chérie
Je dirai : « Tu es à moi. »

Dernier refrain

Ô terre enfin libre
Où nous pourrons revivre,
Aimer, aimer.

Le 27 août 1933 (souvenirs de Rudi Goguel) 

Le Chant des déportés a été chanté le 27 août 1933 lors d’un événement appelé Zirkus Konzentrani (Cirque des concentrationnaires) ; les chanteurs étaient issus pour la plupart de l’association ouvrière de chant de Soligen

Dans ses Mémoires, Rudi Goguel raconte :

« Les seize chanteurs, pour la plupart membres de l’association ouvrière de chant de Solingen, défilaient bêche à l’épaule dans leurs uniformes de police verts (nos vêtements de prisonnier de cette époque-là). Je menais la marche, en survêtement bleu, avec un manche de bêche brisé en guise de baguette de chef d’orchestre. Nous chantions, et déjà à la deuxième strophe, presque tous les mille prisonniers commençaient à entonner en chœur le refrain. De strophe en strophe, le refrain revenait de plus belle et, à la dernière, les SS, qui étaient apparus avec leurs commandants, chantaient aussi, en accord avec nous, apparemment parce qu’ils se sentaient interpellés eux aussi comme « soldats de marécage ».

« Aux mots « Alors n’envoyez plus les soldats du marécage bêcher dans les marécages », les seize chanteurs plantèrent leur bêche dans le sable et quittèrent l’arène, laissant les bêches derrière eux. Celles-ci donnaient alors l’impression de croix tombales. »

Documentation Wikipédia.

 

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