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Devant plus de 50 personnes notre ami, Dominic Rousseau, à développé le thème qui lui est cher autour des instituteurs de la République et comme il en fait le compte rendu ci dessous plus particulièrement  sur la construction de la laïcité et de la morale scolaire depuis la grande réforme de 1848.

Pour chaque intervention, à la demande ou sous sa propre inspiration, le conférencier développe et met en avant des sujets pertinents.

La conférence dure environ 1 h, se poursuit par des échanges avec le public et la dédicace de son livre Les maîtres du monde paru en septembre 2016 et en vente auprès de l’association.

Voici un compte rendu de la conférence à Jonzac

la recreation paul carpita

Photo tirée du film la récréation de Paul Carpita

Jeudi 13 avril 2017, aux Archives Départementales de Jonzac en Charente-Maritime, Dominic Rousseau a donné une nouvelle conférence portée par la parution de son livre Les maîtres du monde. Comme lors de ses dernières prestations, le thème de sa conférence portait essentiellement sur la construction de la laïcité scolaire en France, du préambule à cette grande réforme dans la révolution de 1848 jusqu’à la situation actuelle qui alimente de vifs débats. Par corollaire, la conférence traita aussi de l’évolution de l’enseignement de la morale à l’école de la République.

En présentation, Dominic Rousseau a déclaré devant le public que son exposé pourrait s’intituler « histoire du catéchisme laïque en France ».

Durant sa conférence, Dominic a montré comment l’enseignement de la morale laïque et civique a été le ciment de l’édification du système scolaire républicain, et ceci jusqu’aux années soixante. Dans les années 1880, la loi Jules Ferry portant sur la laïcité à l’école s’était impérativement encadrée d’une éducation morale, d’une part pour faire face à l’autorité de la morale chrétienne, d’autre part pour affermir le sentiment républicain à l’école et dans le pays. La mise en place de cette éducation morale n’était pas dénuée d’arrière-pensée politique. Vingt ans plus tard, les effets de cet enseignement s’étaient fait sentir : le vote conservateur antirépublicain avait sensiblement diminué aux élections.

La République, qui comptait encore de farouches ennemis dans le camp clérical et nationaliste au cours des années 1920 et 1930, ne se limita pas à imposer un enseignement moral aux élèves ; elle imposait aussi une stricte morale professionnelle aux instituteurs, d’abord dans le fameux Code Soleil qui est apparu dans les années vingt, ensuite dans le Code Ferré dont la première édition date de 1949. Ces publications étaient, dans l’enceinte de l’école, la caution morale qui donnait une preuve d’un désir d’ordre et d’autorité au sein de la République laïque face aux critiques de l’Eglise.

A l’apparition des années soixante et des courants libertaires dans le monde occidental, ces exigences dans l’école républicaine se trouvèrent en net recul. Les conséquences du mouvement de mai 68 firent d’ailleurs voler en éclat l’éducation civique et morale, celle-ci disparaissant des écoles publiques ou étant assurée avec beaucoup de tiédeur. Ce n’est qu’au XXIème siècle, avec le ministre mystiquement républicain Vincent Peillon, que l’enseignement de la morale réapparaît dans les programmes scolaires pour, selon le vœu de ce ministre, réveiller la fibre républicaine. On verra si l’Histoire lui donnera raison mais l’on sait déjà, au lendemain de l’attentat de Charlie Hebdo, que la société tout entière s’était tournée vers l’Ecole comme seul réel rempart pour sauver la République, laissait-on entendre, et en premier lieu le sentiment républicain.

le livre est en vente 20 € auprès de PourQuoiPas

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